UNC - Union Nationale des Anciens Combattants

du Plessis-Grammoire (49124)

Le sous-Lieutenant Boulay

Il y a eu 50 ans, le 22 juillet 2007 que le sous-lieutenant Pierre Boulay tombait en Algérie, mortellement blessé, lors d’un accrochage avec l’ennemi.
Pierre Boulay était le plus jeune frère de l’abbé Gaby Boulay, vicaire au Plessis-Grammoire de 1951 à 1957 et logé au presbytère de Foudon avec sa mère.
Pierre était séminariste et participait avec beaucoup d’enthousiasme aux différentes activités des mouvements d’action catholique avec les jeunes du secteur rural d'Angers-Est. De lui, se dégageait une image de boute-en-train, bien dans sa peau.
Il était né en 1934. Après des études secondaires à Saint-Laurent-sur-Sèvres, il fréquenta le petit séminaire de Combrée puis le grand séminaire d’Angers. Au bout de trois ans d’études, il demanda à faire son service militaire, comme le recommandait sa hiérarchie, afin d’éprouver la solidité de sa vocation.
Il fit ses classes à partir d’octobre 1955 au camp de Ger en Moselle, chez les parachutistes coloniaux où la formation était très « musclée ». Ensuite, il intégra l’école des officiers de Saint-Maixent d’où il sortira aspirant.
En octobre 1956, Pierre arrivait en Algérie. Il fut d’abord affecté au 7e régiment de tirailleurs algériens (7e RTA), comme chef de poste dans les Aurès. Ses hommes vivaient mal l’isolement et l’inaction. Pierre sut redresser leur moral. Il organisa, entre autres, une fête de Noël, célébrée sans office religieux, du moins fraternellement vécue en esprit chrétien.
Mai 1957, affecté à Mac-Mahon, au QG du régiment, il prenait le commandement d’une section du 7e RTA. Là, il eut de nombreuses activités avec des opérations sur le terrain. Sa rencontre avec le monde musulman l’interpella beaucoup, il s’en ouvrit à son frère dans sa correspondance.
Début juillet 1957, un groupe de rebelles lourdement armés, passa la frontière tunisienne pour s’installer dans les Aurès. Des opérations françaises furent préparées et la section de Pierre devait être engagée, aussi, demandait-il de reporter sa permission en métropole, pourtant prévue de longue date, afin de rester avec ses hommes.
Le 22 juillet, les rebelles étaient encerclés mais Pierre et ses hommes furent pris sous le feu d’un groupe bien retranché. Pour se dégager, il tenta une manoeuvre de contournement audacieuse. Il était à la tête de ses hommes quand trois balles l’atteignirent mortellement. Il fut inhumé d’abord à Batna, puis à Denée où son frère Gaby venait d’être nommé curé. Maintenant, il repose à Villevêque auprès de sa maman.
Son acte de décès porte la mention mort pour la France et le décret du 5 mars 1958 le nomme de chevalier de la Légion d’Honneur.
Le père de Pierre (OR) était décédé en 1945 des suites d’inhalation de gaz, dans les tranchées, en 1914-1918. Son frère Gaby eu à souffrir de sa déportation STO pendant la dernière guerre mondiale.

Article rédigé d’après le texte de Roger Thibault lu lors d’une réunion de l’UNC du Plessis-Grammoire.

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